Revenus 2025
(déclarés en 2026)
- Non classé — plafond
- 15 000 €
- Non classé — abattement
- 30 %
- Classé — plafond
- 77 700 €
- Classé — abattement
- 50 %
En 2026, le classement d'un meublé de tourisme garde un intérêt fiscal concret : il permet encore de rester dans un cadre micro-BIC nettement moins dégradé que celui d'un meublé non classé. Le point essentiel à comprendre est simple : entre 2025 et 2026, l'écart fiscal entre classé et non classé s'est fortement creusé, et la première vraie rupture s'applique déjà à la déclaration 2026 sur les revenus 2025. Il faut aussi éviter de confondre micro-BIC, micro-entreprise et régime réel.
| Période | Non classé — plafond | Non classé — abattement | Classé — plafond | Classé — abattement |
|---|---|---|---|---|
| Revenus 2025 (déclarés en 2026) | 15 000 € | 30 % | 77 700 € | 50 % |
| Revenus 2026 (déclarés en 2027) | 15 000 € | 30 % | 83 600 € | 50 % |
Oui, clairement.
Le classement d'un meublé de tourisme n'est pas qu'un repère commercial ou administratif. En 2026, il garde un effet fiscal concret, parce qu'il permet encore de bénéficier d'un cadre micro-BIC beaucoup moins dégradé que celui des meublés non classés.
La loi du 19 novembre 2024 n'a pas supprimé l'intérêt fiscal du classement. Elle l'a au contraire rendu plus visible, parce qu'elle a fortement durci la situation des meublés non classés. Et la grande rupture s'applique déjà à la déclaration 2026 sur les revenus 2025, pas seulement à des horizons futurs.
Depuis la réforme issue de la loi du 19 novembre 2024, les seuils et abattements du micro-BIC ne sont plus du tout les mêmes selon que le meublé est classé ou non. Le tableau suivant résume les paramètres en vigueur, tels que confirmés par la FAQ fiscale DGFiP mise à jour le 18 mars 2026 et l'article 50-0 du CGI.
| Période | Non classé Plafond micro | Non classé Abattement | Classé Plafond micro | Classé Abattement |
|---|---|---|---|---|
| Revenus 2025 (déclarés en 2026) | 15 000 € | 30 % | 77 700 € | 50 % |
| Revenus 2026 (déclarés en 2027) | 15 000 € | 30 % | 83 600 € | 50 % |
L'écart est structurant. Avant la réforme, de nombreux propriétaires raisonnaient encore avec les anciens seuils (188 700 € et 71 % d'abattement pour les classés). Ce n'est plus le bon cadre de référence depuis la déclaration 2026. Et l'écart ne s'efface pas en 2027 : le plafond classé monte à 83 600 € par revalorisation, tandis que le seuil non classé reste bloqué à 15 000 €. Ces paramètres sont également confirmés par la page économie.gouv.fr sur la location meublée de tourisme.
Pour comprendre ce que le classement apporte concrètement au-delà de la fiscalité, consultez notre page pourquoi faire classer son meublé de tourisme.
En pratique, le classement peut permettre à un propriétaire :
À l'inverse, un meublé non classé se retrouve très vite confronté à un plafond bas. À partir du moment où les recettes dépassent 15 000 €, le régime micro-BIC n'est plus accessible.
L'effet concret, pour un propriétaire, est donc moins théorique qu'il n'y paraît : selon le niveau de recettes, le classement peut faire la différence entre un régime simplifié encore accessible et une sortie rapide vers le régime réel. Pour en savoir plus sur la procédure, découvrez comment se déroule le classement d'un meublé de tourisme.
C'est probablement la partie la plus importante pédagogiquement.
Le micro-BIC est un régime fiscal au sens de l'imposition sur le revenu. Il détermine :
Pour les meublés de tourisme, ce régime dépend désormais très fortement du fait que le bien soit classé ou non. La base légale est l'article 50-0 du Code général des impôts.
La micro-entreprise ajoute une dimension sociale au sujet. Il faut surtout ne pas mélanger :
Pour les meublés non classés, la situation devient particulièrement contraignante. Service-Public Entreprendre précise qu'à compter du 1er janvier 2026, le loueur de meublé de tourisme non classé ne sera plus éligible au régime de la micro-entreprise, le nouveau plafond fiscal étant fixé à 15 000 €.
Autrement dit : un loueur non classé ne peut pas continuer tranquillement comme avant dans un cadre micro "standard". Ce n'est plus la bonne lecture depuis la réforme 2024.
Le régime réel s'applique lorsque les seuils du micro sont dépassés, ou lorsque le loueur y opte. Il ne constitue pas une bonne ou mauvaise solution universelle.
Pour comprendre les implications du régime BIC, economie.gouv.fr explique les principes de l'impôt sur le revenu BIC/BNC.
On voit encore circuler des contenus qui mentionnent 188 700 € et 71 % d'abattement pour les meublés classés. Pour un article publié en mars 2026, ce n'est plus le bon cadre de référence pour les revenus 2025 déclarés en 2026 ni pour les revenus 2026 déclarés en 2027.
Le différentiel est devenu structurant : 15 000 € / 30 % pour le non classé, contre 77 700 € / 50 % pour le classé sur les revenus 2025 déclarés en 2026, et 83 600 € / 50 % pour le classé sur les revenus 2026 déclarés en 2027.
C'est la confusion la plus fréquente. Le micro-BIC est un régime fiscal (imposition sur le revenu) ; la micro-entreprise est un régime social (cotisations URSSAF). Les deux peuvent coexister, mais ils obéissent à des seuils et des logiques distincts.
Le classement garde un intérêt fiscal réel, mais il ne remplace ni les obligations locales, ni la réglementation communale, ni les sujets de changement d'usage, ni les autres contraintes du meublé de tourisme.
En pratique, il faut vérifier :
Le classement conditionne directement le seuil et l'abattement applicables au régime micro-BIC.
La comparaison entre 15 000 € et 77 700 € / 83 600 € n'est pas abstraite : elle détermine concrètement si le régime micro reste accessible.
Au-delà du plafond applicable, le régime réel s'impose. Il implique une comptabilité plus lourde.
Le régime fiscal (micro-BIC) et le régime social (micro-entreprise) obéissent à des logiques et des seuils distincts. Les consulter ensemble est indispensable.
Enregistrement communal, déclaration en mairie, règlement de copropriété, et éventuellement autorisation de changement d'usage restent des sujets séparés, non couverts par le seul classement.
Si vous avez des questions sur votre situation, la FAQ Etoilys répond aux questions les plus fréquentes des propriétaires.
Dans un environnement devenu plus strict, le classement garde un intérêt concret pour les propriétaires qui veulent structurer leur activité proprement.
Le classement n'est pas un miracle fiscal, mais il conserve un avantage clair par rapport à un meublé non classé quand on parle du micro-BIC, et il s'inscrit dans une démarche plus lisible et plus professionnelle.
Pour mieux comprendre les étapes concrètes, consultez la page sur la procédure de classement.
En 2026, la bonne question n'est plus seulement «micro ou réel ?», mais aussi «classé ou non classé ?». C'est cette distinction qui structure désormais une grande partie de l'écart fiscal entre deux meublés de tourisme comparables.
Pour beaucoup de propriétaires, elle change très concrètement le seuil applicable, l'abattement et la possibilité de rester dans un cadre simplifié. Et la première vraie rupture s'applique déjà à la déclaration 2026 portant sur les revenus 2025.
Consultez notre page sur la procédure de classement ou faites directement une demande de classement avec Etoilys.
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